Rum Day

Bien qu’une certaine forme de rhum ait été distillée depuis le troisième siècle avant notre ère, ce n’est que lorsque les colonisateurs du 17e siècle ont commencé à cultiver la canne à sucre, dans les Caraïbes, que la popularité du rhum a explosé. 

Les origines du rhum se situent dans les Caraïbes du 17e siècle. À ce moment-là, les Antilles étaient la puissance mondiale de la production. Les esclaves, les épices, l’alcool, le sucre et le coton ont fait tourner le monde.
Lorsque les îles ont été découvertes, il a été rapidement évident qu’avec leur climat tropical chaud, elles étaient les hôtes parfaits pour la culture de la canne à sucre. L’industrie a décollé, apportant le commerce et la richesse. Bien entendu, ces vastes plantations de canne à sucre avaient besoin de travailleurs pour fonctionner. Par conséquent, de nombreux esclaves ont été malheureusement amenés pour travailler dans une chaleur insupportable et dans des conditions terribles.
Cruellement, ce sont ces mêmes esclaves qui ont involontairement enrichi leurs propriétaires avec la découverte du rhum. Au fur et à mesure que la canne à sucre était broyée et que les jus étaient bouillis pour produire du sucre, il y avait un déchet industriel principal : la mélasse. On pense que les esclaves coloniaux de l’île de Nevis se sont rendu compte que dans la mélasse, il y avait juste assez de sucre pour attirer la levure. Et ainsi, ils se sont mis à le fermenter et à le distiller en alcool. Le rhum était né !
À l’origine, cette « liqueur » s’appelait « Kill-Devil », pour sa teneur élevée en alcool et son goût plutôt salé. Ce n’est que plus tard qu’il fut baptisé rhum.
Rapidement, le rhum est devenu une marchandise commerciale, mais aussi une ration sur les navires livrant le produit. Même dans la Royal Navy, les marins britanniques recevaient une allocation de rhum, jusqu’en 1970. Bien sûr, il n’y avait pas seulement les marins qui adoraient le rhum, mais aussi les pirates. Naturellement, beaucoup de navires, à cette époque, transportaient du rhum et donc, ils étaient souvent piratés.

Peu de gens vont aux Caraïbes pour apprendre à connaître la population locale et sa culture. La curiosité ne dépasse pas toujours le désir de goûter le rhum des insulaires.
Björn Larsson

27 réflexions sur “Rum Day

  1. Rum production in my native land of Guyana–a founding member of the Caribbean Community, and home to Demerara sugar and El Dorado Rum–led to the creation of a « rum culture » that fueled domestic violence and break-up of families.

    Aimé par 2 personnes

  2. Björn Larsson a parfaitement raison au sujet de la culture du Rhum .
    Ici, en Andalousie, c’était (je dis bien c’était) la dernière partie européenne de la culture de la canne à sucre. Il y a même à Motril une fameuse fabrique du nom de Ron Palido. Puis les promoteurs immobiliers ont eu raison des cultures de canne mais la bonne nouvelle (pour moi en tous cas!) est que la distillerie continue à produire un excellent rhum élaboré selon les méthodes ancestrales de la région, mais… avec de la mélasse qui vient des Îles. Peu importe, la qualité reste!

    Merci Amélie et heureux de te retrouver sur nos blogs.
    Bises amicales!

    Aimé par 1 personne

  3. Très intéressant. Il y a de fait, bcp de rhums différents un peu partout.
    Royal Navy, jusqu’en 1970? En ’76, quand je faisais mon service, on recevait de la gnole dans les rations quant on était en manoeuvres. De la gnole! Et aussi un genre de vache-qui-rit. On essayé de faire de la fondue savoyarde une nuit de garde avec les deux. pas terrible… 😉

    Aimé par 1 personne

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