Pensées et poésies

La vie n’est pas un pull-over

Si la vie était un pull-over, nous pourrions refaire sans relâche les passages mal tricotés, reprendre les mailles filées, repriser les trous laissés par les mites ou laver les taches d’une journée mal embouchée…

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Malheureusement, la vie n’est pas un chandail et nous devons garder les trous béants et les cicatrices qu’elle nous inflige…

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Peut on jeter une vie qui s’effiloche et tombe et morceaux ou doit-on s’accrocher à chaque petite brindille qui flotte à la surface?

La vie n’est jamais peinte en noir et blanc.

Non classé

L’Arlésienne

Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin, j’avais oublié… Enfin presque !
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Au grenier, dans un carton, un petit livre : « Amélie » écrit sur la couverture… C’est loin ! Et pourtant…
Ce livre me venait de mon père… Presque neuf ! Comme lu par obligation scolaire ou avec un grand respect des écrits… Connaissant l’amour de mon père pour les lettres, je pencherai plutôt pour l’obligation scolaire… Moi, en revanche, j’ai su le colorer à grands coups de sytabilo (Jaune fluo : Oui oui, c’était celui que j’usais le plus vite) ou d’annotations au crayon.
On se souvient tous de la chèvre de M Seguin, mais au vu de mes colorations, c’est l’ Arlésienne qui m’avait posé le plus de ponts de réflexion.
Je ne me souviens pas de ce que j’ai pu penser de ce texte, à l’époque. Il ne me reste plus que ces mises en évidence, un peu passées
Que peu penser une gamine de 12 ans de ce texte ?
Surement pas que c’est la fierté, qui est responsable de ce suicide …

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« Donc, un dimanche soir, dans la cour du mas, la famille achevait de dîner. C’était presque un repas de noces. La fiancée n’y assistait pas, mais on avait bu en son honneur tout le temps… Un homme se présente à la porte, et, d’une voix qui tremble, demande à parler à maître Estève, à lui seul. Estève se lève et sort sur la route.
— Maître, lui dit l’homme, vous allez marier votre enfant à une coquine, qui a été ma maîtresse pendant deux ans. Ce que j’avance, je le prouve : voici des lettres !… Les parents savent tout et me l’avaient promise ; mais, depuis que votre fils la recherche, ni eux ni la belle ne veulent plus de moi… J’aurais cru pourtant qu’après ça elle ne pouvait pas être la femme d’un autre.
— C’est bien ! dit maître Estève quand il eut regardé les lettres ; entrez boire un verre de muscat.
L’homme répond :
— Merci ! j’ai plus de chagrin que de soif.
Et il s’en va.

Le père rentre, impassible ; il reprend sa place à table ; et le repas s’achève gaiement…
Ce soir-là, maître Estève et son fils s’en allèrent ensemble dans les champs. Ils restèrent longtemps dehors ; quand ils revinrent, la mère les attendait encore.
— Femme, dit le ménager, en lui amenant son fils, embrasse-le ! il est malheureux…
Jan ne parla plus de l’Arlésienne. Il l’aimait toujours cependant, et même plus que jamais, depuis qu’on la lui avait montrée dans les bras d’un autre. Seulement il était trop fier pour rien dire ; c’est ce qui le tua, le pauvre enfant !… Quelquefois il passait des journées entières seul dans un coin, sans bouger. D’autres jours, il se mettait à la terre avec rage et abattait à lui seul le travail de dix journaliers… Le soir venu, il prenait la route d’Arles et marchait devant lui jusqu’à ce qu’il vît monter dans le couchant les clochers grêles de la ville. Alors il revenait. Jamais il n’alla plus loin.
De le voir ainsi, toujours triste et seul, les gens du mas ne savaient plus que faire. On redoutait un malheur… Une fois, à table, sa mère, en le regardant avec des yeux pleins de larmes, lui dit :
— Eh bien ! écoute, Jan, si tu la veux tout de même, nous te la donnerons…
Le père, rouge de honte, baissait la tête…
Jan fit signe que non, et il sortit…
À partir de ce jour, il changea sa façon de vivre, affectant d’être toujours gai, pour rassurer ses parents. On le revit au bal, au cabaret, dans les ferrades. À la vote de Fonvieille, c’est lui qui mena la farandole.
Le père disait : « Il est guéri. » La mère, elle, avait toujours des craintes et plus que jamais surveillait son enfant… Jan couchait avec Cadet, tout près de la magnanerie ; la pauvre vieille se fit dresser un lit à côté de leur chambre… Les magnans pouvaient avoir besoin d’elle, dans la nuit.

Vint la fête de saint Éloi, patron des ménagers.
Grande joie au mas… Il y eut du châteauneuf pour tout le monde et du vin cuit comme s’il en pleuvait. Puis des pétards, des feux sur l’aire, des lanternes de couleur plein les micocouliers… Vive saint Éloi ! On farandola à mort. Cadet brûla sa blouse neuve… Jan lui-même avait l’air content ; il voulut faire danser sa mère ; la pauvre femme en pleurait de bonheur.
À minuit, on alla se coucher. Tout le monde avait besoin de dormir… Jan ne dormit pas, lui. Cadet a raconté depuis que toute la nuit il avait sangloté… Ah ! je vous réponds qu’il était bien mordu, celui-là…
Le lendemain, à l’aube, la mère entendit quelqu’un traverser sa chambre en courant. Elle eut comme un pressentiment :
— Jan, c’est toi ?
Jan ne répond pas ; il est déjà dans l’escalier.
Vite, vite la mère se lève :
— Jan, où vas-tu ?
Il monte au grenier ; elle monte derrière lui :
— Mon fils, au nom du ciel !
Il ferme la porte et tire le verrou.
— Jan, mon Janet, réponds-moi. Que vas-tu faire ?
À tâtons, de ses vieilles mains qui tremblent, elle cherche le loquet… Une fenêtre qui s’ouvre, le bruit d’un corps sur les dalles de la cour, et c’est tout…

Il s’était dit, le pauvre enfant : « Je l’aime trop… Je m’en vais… » Ah ! misérables cœurs que nous sommes ! C’est un peu fort pourtant que le mépris ne puisse pas tuer l’amour !…
Ce matin-là, les gens du village se demandèrent qui pouvait crier ainsi, là-bas, du côté du mas d’Estève…
C’était, dans la cour, devant la table de pierre couverte de rosée et de sang, la mère toute nue qui se lamentait, avec son enfant mort sur ses bras. »

Alphonse Daudet
Lettres de mon moulin
Harley·Moto-moto

Panhead 1959

Matt Whitlock de Wrecked Metals situé à Boise, état de l’Idaho aux USA, spécialisé dans les choppers et autres hot rods, est le propriétaire de ce Panhead de 1959.

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Le moteur a été « boosté » en 93ci et est relié à une transmission 4 vitesses.
Cadre rigide, springer et commande suicide sont les autres caractéristiques du Panhead. Matt a fabriqué le maximum de pièces possibles telles que les échappements, fender,…

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Tour du propriétaire en video :

Pensées et poésies

le mojito…

On fête la convivialité de se retrouver , de parler sans restriction. Prendre un cocktail, c’est chaud.
Et puis il y a le mojito…

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On a beau continuer à suivre la conversation, feindre l’indifférence, quand le serveur dépose le verre sur la table, on sent qu’une aventure commence.
C’est tellement pervers, tellement trouble. D’emblée une invite à plonger, à s’embarquer vers des fonds sous-marins qu’on aura bien du mal à maîtriser…
Le mojito, c’est à la fois opaque et transparent. Dans les verts, bien sûr, mais dans les noirs aussi,avec des zones un peu plus claires à la surface et des mystères insondables tout au fond de l’apnée. On y trempe les lèvres, surpris de cette fraîcheur qui sait prendre les oripeaux d’une moiteur de marigot. Tout cocktail impose une consommation lente, entrecoupée de pauses, d’abandons et de retours.
Avec le mojito, on ne domine rien. La dégustation devient fascination, et c’est lui qui commande. Le plus étonnant est cette persistance du sucré dans une mangrove aux tons si vénéneux. On se laisse pénétrer par une fièvre froide, on s’abandonne.
Au bout d’une errance glauque on sait que vont venir une chaleur, une euphorie. Mais il faut dériver dans la forêt feuilles de menthe, ne pas craindre de s’engourdir, abandonner l’espoir de la lumière.
Nager toutes les transgressions, se perdre, s’abîmer, chercher infiniment, descendre.
Alors montera le plaisir.

Philippe Delerm (extrait de) « Les eaux troubles du mojito »

Art

De ficelle et de papier

Invitation à partir dans un pays où la réalité se fait poésie et douceur …

Des petites figurines réalisées par Isabelle Guiot-Hullot, en ficelle et papiers originaux, sur les thèmes du voyage, de la musique, de l’enfance, de l’amour ou, tout simplement, sur la vie et ses instants, petits et grands moments !

Un peu de fil de fer, du papier, un mor­ceau de bois et sous les doigts habi­les d’Isa­belle Guiot-Hul­lot nais­sent non seu­le­ment de petits per­son­na­ges mais aussi de peti­tes say­nè­tes plei­nes de poé­sie.

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Art

Eva Krdbk

La tatoueuse turque Eva Krdbk réalise des vignettes finement détaillées avec des histoires fantastiques à l’intérieur de chacune d’elle.

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Les pièces encrées ne mesurent que quelques centimètres de diamètre, mais elles racontent des histoires variées et souvent fantastiques. Chaque tatouage est contenu dans un cercle, nous donnant un aperçu d’un moment dans le monde de quelqu’un. Ils sont manipulés avec une approche délicate qui rappelle les contes pour enfants vintages, et beaucoup de ses encrages représentent des contes dont le thème est un voyage à travers des terres inexplorées. Les volcans entrent en éruption, les escaliers mènent vers le ciel, et des portes ouvertes donnent sur des jardins secrets. Comme les pages d’un livre d’images, les tatouages de Krdbrk insufflent un sentiment d’émerveillement onirique dans notre vie quotidienne.

Aux plis arabesques méandres de ta peau,
Tatouage à l’encre de vie de tes amours,
Serpentent encore’ toutes les caresses de mots
De tes amants d’un soir et de ceux de toujours.

Art

Pejac

Artiste de rue aux multiples talents, maître du trompe l’oeil, Pejac est né à Santander en Espagne en 1977.  Il a étudié les Beaux Arts à Salamanque, puis à Barcelone.
Pejac fait partie des rêveurs, de ceux qui ne peuvent s’empêcher de voir le monde autrement. Son travail qui utilise le noir et blanc, pour une transmission plus neutre mais aussi plus efficace, traite de sujets tels que la liberté, la paix et le lyrisme, et revient souvent avec subtilité et intelligence dans les rêves surréalistes.
Contrarié par l’attitude élitiste de ses professeurs de dessin, Pejac décide de peindre sur les murs et dans la rue pour offrir et faire découvrir son art à ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas visiter les musées.


Pour voir cet acte de « vandalisme », rendez-vous rue Édouard Manet dans le 13eme arrondissement de Paris.
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Il utilise bombes et pochoirs pour orner les villes du fruit de son imagination, aussi bien que le papier, le collage,  les toiles ou encore les fenêtres de chez lui pour  jouer avec le décor naturel et lui offrir une seconde réalité.

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Une vision inspirante marquée par une profondeur poétique parfois sombre.Sur un mur de Vitry sur Seine, Pejac a voulu pointer du doigt « les différents aspects de la cruauté inhérante aux êtres humains, même dans leur plus jeune âge »Desktop

« Je pense que souvent – plus ou moins consciemment – nous sommes ceux qui tiennent la loupe, comme la petite fille, et d’autres fois nous sommes ceux sous le brûlant rayon de lumière »  

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Art

Les surprenants galets d’ Hirotoshi Ito

Né en 1964, Hirotoshi Itoh aka Jiyuseki est un artiste sculpteur japonais. Il suit une formation artistique à la Tokyo National Fine Arts University mais c’est en parallèle de ses études et de son travail dans l’entreprise familiale de maçonnerie, qu’il s’initie à la sculpture sur roche.
C’est non loin de sa maison, près d’une rivière, qu’il va, la plupart du temps, chercher son inspiration, partant glaner ses pierres et galets qui deviendront ces étonnantes sculptures à l’esthétique plus que singulière!
C’est un vrai magicien: il parvient à donner à la dureté de la pierre une impression de souplesse grâce de véritables illusions d’optique.

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L’illusion est totale et troublante. Les cailloux prennent vie de manière aussi étonnante qu’humoristique. Il trouve sa signature dans la fermeture éclair, qui donne relief et résonance à ses trouvailles.

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Il crée des sculptures improbables en pierres et roches, en injectant de l’humour et de la surprise dans un matériau apparemment têtu.

Dans certains cas, la vie éclate de la pierre, comme ses pièces populaires révélant une bouche humaine souriante derrière une fermeture à glissière en métal.

Un travail remarquable et impressionnant !

Art·Pensées et poésies

Les yeux sont les fenêtres de l’âme.

Ces portraits sont réalisés par le photographe français Réhahn qui a capturé les visages de personnes diverses principalement sur le territoire du Vietnam et de l’Inde. Tous ont une histoire à raconter, soit c’est un portrait d’un enfant de quatre ans ou d’une femme centenaire. Chaque photo est une histoire qui raconte mille mots.

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Réhahn Croquevieille est avant tout portraitiste ; il voit dans les yeux des personnes qu’il photographie beaucoup de tendresse et saisit alors l’occasion de capturer toute la bienveillance qui se dégage de ces regards.

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Le routard photographe ne voyage qu’à moto avec son sac à dos, ce qui lui offre la possibilité de s’arrêter où bon lui semble et d’aller à la rencontre des ethnies de tout le pays. Au Vietnam, on compte 54 ethnies qui ont chacune leurs coutumes et parfois leurs propres langues. L’homme ne manque pas d’inspiration et ne lasse pas de découvrir la contrée qui l’accueille.
Réhahn amuse les locaux en s’essayant à la langue vietnamienne, et parvient ainsi à créer cette complicité qui l’amène à prendre son sujet en photo. C’est là que la magie opère.

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Profonds comme deux puits
Mystérieux comme la nuit
Ils brûlent pour toujours
Aux flammes de l’amour.

Légers comme une pluie
Sous la lune qui luit
Ils savent consoler
Les esprits égarés.

Yves Le Guern.

Art·Non classé

Quand l’art raconte une nouvelle histoire.

En 1857,  “les glaneuses” de Jean-François Millet  fait scandale…
L’objet de la discorde : une classique histoire de lutte des classes.
Par un jeu de techniques graphiques simples mais parfaitement maîtrisé (jeu d’échelle, lumière rasante sur des glaneuses aux dimensions imposantes, visages cachés ne montrant pas la dureté de l’effort, vêtements colorés et propres, renvoi des signes d’opulence au second plan…) Millet met en lumière et au premier plan les personnes les plus misérables de la société : les glaneuses, celles qui ramassent ce qui reste dans les champs une fois que tout le monde est passé.
Lors de la présentation de la toile au public en 1857, la bourgeoisie est outrée, obligée de regarder ce qu’elle ne veut pas voir, obligée de porter son regard sur un monde rural magnifié par l’artiste peintre.
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Un siècle et demi plus tard, le célèbre street artiste Banksy accroche dans le musée de Bristol une version revisitée du célèbre tableau. Par cette « sortie de cadre », il nous rappelle deux fondamentaux de l’innovation artistique.
Aucun nouveau mouvement ne part de rien. Banksy recycle le pouvoir de subversion de Millet et en “rajoute une couche” : La glaneuse assise au bord du cadre, clope à la main rend la scène presque cool, et pourtant, glaner n’est pas glander.
Innover, c’est “sortir du cadre”. Une image vaut mille mots. Ici le traitement est “premier degré”, brut, visuel… explicite.

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Bien que n’étant ni fondateur ni précurseur de ce mouvement, le roi de la provoc’, Banksy, est aujourd’hui la star incontournable du street art. Il est l’un des artistes contemporains les plus connus de notre temps.

Pensées et poésies

Rien ne dure…

« On ne peut vraiment compter sur rien ».

Cette phrase est tout à fait logique. Effectivement, on ne peut compter sur rien, car tout est éphémère, rien ne dure. Que cela nous plaise ou non, n’y changera rien. C’est comme cela ! Tout change, tout évolue.
Le jour succède à la nuit, la fleur au bourgeon, le soleil à la pluie, l’adulte à l’enfant.
Nous ne devons jamais rien tenir pour acquis définitivement.
Notre santé peut se détériorer,
Notre jeunesse va s’en aller,
Notre amour peut s’essouffler,
Notre business peut s’effondrer,
L’affection de nos proches peut disparaître…
Rien n’est garanti. Tout est impermanent.

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Attention donc à l’attachement, car il nous condamne à la possession de biens qui sont impermanents et leurs disparitions créent en nous une souffrance.

Coup de coeur

Créatrice d’ambiance

J’ai découvert « Latitude Décoration »

Emmanuelle Degrave Issue d’une formation d’Architecte d’Intérieur renforcée par un talent artistique dans l’univers de la peinture, de la lumière, de l’adhésif et du métal, a plus d’une corde à son arc :
Les décorations peintes,
Les décorations adhésives et Vitrophanies,
La décoration et création d’ambiance,
Le relooking et agencement d’interieur,
Mais aussi, les créations métalliques qui me plaisent beaucoup.

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Des tableaux muraux, ainsi que des objets et mobiliers en acier…

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Art·Humour

Ça décoiffe…

Quand il fait chaud, on se sait pas quoi faire de ses cheveux…

Rob the Original, lui, le sait : Il coupe, il rase, mais pas n’importe comment !
Rob est un coiffeur   pas comme les autres du côté de San Antonio . Il ne fait pas n’importe quelle coupe . Sur le crâne de ses clients, il crée des paysages et des portraits, le plus souvent de célébrités. Des dessins tondus dans le cuir chevelu qu’il réalise en une quarantaine de minutes.
Résultat: des coupes de cheveux assez originales…

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Tout a commencé il y a huit ans quand un enfant lui a demandé de tracer dans ses cheveux des petits tourbillons. À partir de ce moment, tondeuse et lame de rasoir sont devenus des pinceaux et une véritable passion pour le jeune homme originaire de Los Angeles.

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Et quand Rob The Original, comme il se fait appeler, n’est pas dans son salon coiffure, il ne manque pas d’imagination. Sel, pastèque, hamburger, moutarde ou encore pare-brise, toutes les surfaces sont une source d’inspiration pour cet artiste.

Finalement, un chignon ou une queue de cheval, c’est pas mal aussi 🙂

Art

Valérie Hadida

Pour Valérie Hadida , tout a commencé par la sculpture, pour faire comme papa qui taillait le plâtre à la maison. : Elle adore ça !
Ces figures féminines multiples sont un regard hors temps, hors contraintes, hors normes. De l’adolescente à peine sortie de l’enfance, à la femme mature, elles sont toutes là pour nous rappeler le cheminement de la femme, des femmes. Fières ou faibles, en action ou dans l’attente, fragiles ou fortes, poussées par le vent de la vie ou s’arc-boutant contre ses vicissitudes, aucune ne laisse indifférent… Les “Petites bonnes femmes” de Valérie sont un émouvant voyage à travers l’âme humaine.”

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Mais du haut de ses 17 ans, elle est lucide. Alors, quand elle passe son bac, en 1985, elle se dit qu’elle doit trouver un « vrai » boulot de dessinatrice qui lui laisse assez de temps pour sa passion.

C’est donc avec son autre talent, le dessin, que Valérie s’est faite une place dans l’animation.

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Après avoir dessiné pour de nombreuses séries et longs métrages animés (« Les aventures de Tintin », « Chasseurs de Dragons » etc.), elle partage désormais son temps entre ses créations personnelles et son travail dans l’animation.
Son métier fait rêver les enfants. Les grands aussi, même s’ils ont souvent du mal à l’avouer.

Art

Heikki Leis

Heikki Leis, illustrateur, portraitiste, photographe, sculpteur, est né en 1973 à Tartu, une ville universitaire dans le sud de l’Estonie. Il a vécu une bonne partie de sa vie dans sa contrée d’origine, où il fut diplômé en grammaire, puis en sculpture.
Depuis 2000, il travaille en tant que free-lance, et perfectionne sa technique de l’hyper réalisme, à grand coup de stylos et crayons cette fois, mais n’oublie pas pour autant son amour de la sculpture.
En 2004, il ajoute une corde à son arc, ça sera donc la photographie.

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Qu’il s’agisse de ses portraits photographiques totalement décalés ou de ses portraits au crayon ultra-réalistes, tout dans son travail laisse transparaitre une identité forte et un indéniable talent.

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Pensées et poésies

Tous les oiseaux ne reviennent pas


La séparation finalement, n’est pas dans l’éloignement, mais dans le détachement. 

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Tous les oiseaux ne reviennent pas,
et c’est souvent bien mieux comme ça,
avides de leur liberté,
comment pourraient-ils s’attacher,

une simple main et ils s’envolent,
pour d’autres ports, d’autres écoles,
un simple regard ils ferment les yeux,
pour un semblant de paix en eux,

et ils se posent de fleurs en fleurs,
pour en respirer leur saveur,
et ils s’en vont de nids en nids,
des nids qu’ils n’auront pas construits,

tous les oiseaux ne reviennent pas,
et on ne peut rien contre ça,
à part peut-être les aimer,
pour les heures où ils ont chanté,

leurs mélodies restent à l’oreille,
pour des moments pure merveille,
les attendre serait cause perdue,
les oiseaux libres ont disparus,

ils sont heureux dans leur voyage,
et ça ne les rend pas tout le temps sages,
mais leur liberté nous apprend,
à aimer l’autre, tout simplement,

tous les oiseaux ne reviennent pas,
et c’est souvent bien mieux comme ça,
on peut bien scruter l’horizon,
il faut parfois se faire une raison…

Alexandra JULIEN,

Art

Cécile Desserle

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Cécile Desserle est une artiste pop-rock par excellence. A la fois fidèle et rebelle. Fidèle à une éthique qui veut que la technique soit à la source, solide et irréprochable. Une fois cela posé, avec un talent et une dextérité rares, elle se lâche et improvise au gré de ses pulsions sensuelles et colorées qui disent tout de sa vie de femme passionnée. Sur la toile, elle maroufle soigneusement le papier sur lequel elle va travailler. Ce papier est l’épiderme de son œuvre. Elle pourra dans un premier temps le chatouiller du bout de ses pinceaux de maquillage qui ombrent de fusain broyé ses femmes jaillies d’un trait vif. Et ensuite l’humidifier, l’essuyer, l’abimer, l’arracher, le tremper, le coller. Elle aime jouer ainsi du sec et du mouillé. Après le va et vient concentré, long et appliqué du fusain vient le temps de l’explosion, du débordement, des collages et arrachages, des brulures et des giclures, du graphisme et des mots.

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C’est un parcours d’une folle authenticité qui en quinze ans a mené Cécile Desserle des Beaux-Arts d’Avignon à l’univers d’Abdellatif Kechiche. Cinéaste toujours à l’Avant-garde, qui a déjà reçu plusieurs César (L’esquive, La graine et le mulet…), Kéchiche a trouvé en Cécile Desserle l’artiste qu’il cherchait pour réaliser les œuvres présentes dans son film « La vie d’Adèle », Palme d’or Cannes 2013.
De lui, Cécile Desserle dit : « Je savais que nous avions en commun ce désir de sensualité exacerbée, poussé jusque dans tous ses retranchements. Ce n’est pas de l’érotisme à l’état pur, c’est l’âme de la féminité même… Ce fut très intense. Il est aussi goulu que moi. » C’est vrai, avec Cécile Desserle, même le bleu est une couleur chaude.

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Pensées et poésies

La voix du silence

11018300_602915083177465_4197075601900444701_nLe silence : Absence de bruit dans un lieu calme…
Là, tout de suite, je suis au centre du silence ! Je l’entends ronronner dans mes oreilles. Il me berce… Je crois que je vais dormir…

Le silence est multiple. Il peut signifier paix, bonheur comme peur ou ennui…  A chacun sa façon de concevoir le silence.
S’il est important de savoir parler, il l’est encore plus de savoir se taire… Garder le silence ne signifie pas rester muet, c’est simplement se protéger contre les émotions ou observer et créer de l’ordre honnêtement dans ses pensées.
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La bouche garde le silence pour écouter parler le cœur.
Alfred de Musset

Autrefois, je ne savais pas
Qu’il est des mots qu’on n’entend pas
Mais un soir une ombre est venue
Qui m’a dit: « Écoute un peu plus
Une voix te parle aux mots inconnus
Entends-tu
La voix du silence? »

Je m’en suis allé promener
Les peupliers se sont penchés
Pour me raconter des histoires
Qu’ils étaient les seuls à savoir
Et le vent et la mer
Doucement me parlaient
J’entendais
La voix du silence

Et depuis j’ai vu des gens
Qui jetaient des mots à tous vents
Et qui discouraient sans parler

Qui entendaient sans écouter
En proposant des chants connus
Que nulle voix n’a jamais repris
Et leurs cris
Couvrent la voix du silence

Les hommes ne voient plus les fleurs
Ils en ont pris des rides au coeur
Ils espèrent en faisant du bruit
Meubler le vide de leur vie
Et même au ton, sans un bruit
En gouttes de rosée
Étouffées
Etouffées comme la voix du silence

Toi tu dors à mon côté
Et je n’ose pas parler
De peur que mes mots se confondent
Avec le bruit que fait le Monde
Mais je t’aime tant
Qu’un jour enfin tu comprendras
Tu m’entendras
Dire les mots du silence

Marie Laforet

Pensées et poésies

Féminité

La féminité, c’est quoi ?

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la possibilité d’enfanter?
Est ce qu’on perd sa féminité en perdant cette possibilité?

La rondeur des seins ?
La courbe des hanches ?
la longueur des cheveux ?
Une paire de talons hauts?

Est ce le port d’un rouge à lèvres, ou la façon de saisir le bâton pour décider de se mettre en valeur?

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Qu’appelle –t-on : « la féminité » ?
Une apparence physique, des fonctions biologiques ou une manière d’être?
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Partant de la croyance que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, ne nous conditionne ton pas par l’éducation, en nous offrant des poupées, des cours de danse ou de piano, à devenir douces et fécondes ?
Il en va des femmes comme des esclaves dont parle Rousseau, dans Le contrat social
: « Tout homme né dans l’esclavage naît pour l’esclavage »
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 » La meilleure esclave n’a pas besoin d’être battue, elle se bat elle-même… »

C’était mes cinq minutes d’interrogation !
Je vais p’t être me mettre au Yoga ou adorer Bouddha…

Sur ce, je vous souhaite une belle journée