Art

Jana & Js


Jana & Js forment un couple d’artistes dont le travail s’inscrit aussi bien dans l’espace urbain que dans les galeries à Paris, Lille, Strasbourg, Madrid, Bratislava, Blackpool, Londres, Vienne, Düsseldorf ou Miami… Inspirés, par la ville et son architecture en perpétuelle mutation, mais aussi par ceux qui la vivent et l’observent, ils peignent des paysages urbains, de simples détails d’architecture et des portraits dans des jeux de miroirs, de transparence et de mise en abîme.

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Jana est Autrichienne, elle est née en 1985. JS, de son vrai prénom Jean-Sébastien est Français, né en 1981. Tous les deux se rencontrent en 2004 alors qu’ils vivent à Madrid.
C’est à Madrid que JS découvre le street-art. Jena, elle se professionnalise dans l’art de la photographie. En parallèle, elle dessine et elle peint. Mais aucun des deux ne suit un cursus artistique académique.

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Jana et JS commencent à travailler ensemble dès 2006 lorsque Jana rejoint JS à Paris.
Leur truc, c’est d’imprimer une photo, de la couper ici ou là pour créer des points d’ombre et de lumière. Ensuite, à l’aide de spray et d’acrylique, ils peaufinent le rendu.

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Aujourd’hui, le couple vit à Salzbourg en Autriche. Une ville qui n’a pas particulièrement d’âme culturelle ou artistique, mais dans laquelle ils se sentent bien pour faire avancer et évoluer leur art.

Pensées et poésies

L’indifférence…

L’indifférence est le pire des mépris. C’est une citation que je confirme, encore !.
C’est sûrement la pire des souffrances, bien plus que la souffrance physique.

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l’indifférence, ce sentiment capable de nous briser en mille morceaux, ce silence amer où se logent l’incertitude, ce vide, cette attitude passive et froide de l’autre personne envers nous-même qui génère désespoir et anxiété, est la réponse la plus dure… C’est l’attitude la plus agressives et douloureuses que l’on puisse recevoir, qui implique l’absence de toute forme de sentiments et l’expression de  notre transparence….
Tout ce vide émotionnel et cette froideur affective génèrent de sérieuses conséquences : l’ indifférence engendre, au-delà de tout, le désarroi, la peur, l’incertitude et le trouble.

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L’indifférence dans le silence total,
Bleu, dur et froid comme les glaciers,
Peuplés d’icebergs masqués,
Déguisés en faux-semblants,

Un silence qui bâillonne les mots,
Qui égorge l’enthousiasme,
Qui fait fuir sans se retourner,
Pour se replier, pour se protéger,

Alors comme un animal blessé,
Partir éclipser sa peine secrète,
Soigner sa cicatrice brûlante,
Panser sa blessure béante de déception,

Pensée

Yoyo

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Il va et il vient au rythme de ta main. Tantôt, dans ta paume, tantôt sur le sol où il s’abîme et s’use.
Lorsqu’il part, la corde se tend. Il roule inlassablement et la ficelle guette son retour… Quand ça lui prend, il joue un peu et s’élance en sifflant. Mais, une fois réjoui, il laisse tomber…
Et c’est sur le sol que la corde finit sa journée…

Art

Des Brophy

L’inspiration initiale de Des Brophy est venue de la mer et des zones côtières où il a vécu une grande partie de sa vie.

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À l’âge de 22 ans, alors qu’il était soldat de la RAF, il fit un séjour à hôpital. C’est là qu’il a appris la technique de l’aquarelle.
Plus récemment, Des a découvert la joie de la peindre à l’huile.
En 2006, il a été abordé par un éditeur d’art travaillant pour P & O et Princess Cruise Liners. Son travail a depuis été exposé et vendu sur divers navires de croisière internationaux

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L’artiste peint sur ses tableaux des scènes triviales, très britanniques, qu’il présente d’une façon humoristique.

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Pensées et poésies

La carapace

On se met tous une carapace, parfois pendant des années… C’est une façon de se protéger… De moins souffrir… De prendre plus de recul… Chez certains, la carapace est plus épaisse que chez d’autres, question de sensibilité…

47a9eb27Petite âme un peu fragile,
Recherche comment se protéger,
Elle erre doucement sur sol d’argile,
Souhaitant à le consolider,

Elle s’est forgé une carapace,
Pour éviter coups et blessures,
Son cœur est devenu de glace,
Marqué de quelques égratignures,

Elle décide de prendre le temps,
De regarder son intérieur,
D’y introduire l’apaisement,
Et de le repeindre en couleur,

Elle se parfume de confiance,
Et prend la vie avec amour,
Se prépare à saisir la chance,
De repartir sur le parcours,

La carapace n’est pas tombée,
Mais elle est de plus en plus légère,
Et le soleil peut y entrer,
Pour l’éclairer de sa lumière.

Alexandra Julien

Art

Christina Angelina

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Christina Angelina, également connue sous le nom de  » Starfighter « , est une artiste de rue basée à Los Angeles.
Angelina a commencé à peindre dès l’adolescence. Elle est connue pour ses peintures murales détaillées et réalistes qui représentent souvent des figures féminines et explorent la dualité entre force et vulnérabilité et le pouvoir associé aux deux.

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Au mois d’avril 2016, Christina a réalisé pour le Bushwick Collective une fresque toute en sobriété, mais caractéristique de son art de sublimer les femmes.

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Rien de monumental dans cette fresque plutôt discrète peinte au coin d’une rue de Bushwick, comme intégrée à la construction, sur un mur de briques bien apparent. Et la chevelure au vent comme un voilage accompagnant le regard perdu dans le lointain…

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Ses peintures murales se trouvent sur les murs de Los Angeles, mais aussi à Berlin, Miami, Reno, New York City, Belfast et Sao Paulo. Elle s’inspire également des lieux abandonnés qu’elle peut animer avec son travail.

Pensée

Parfois, l’on pense que l’on touche le fond…
Faut-il continuer à lutter ?
Faut-il chercher l’envie de surmonter ce qui reste à venir ?

Sûrement…
Les philosophes disent que nous sommes programmés à supporter les grandes douleurs et à continuer à trouver des raisons d’avancer même quand nos forces manquent et que tout devient obscur.

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« Qui l’aurait dit, les faibles en réalité ne se rendent jamais.
Ne te rends pas, s’il te plaît, ne cède pas, bien que le froid te brûle, bien que la peur te morde, bien que le soleil se cache et que le vent se taise, il y a toujours du feu au cœur de ton âme, il y a toujours de la vie dans tes rêves. »

Mario Bennedetti

Art

Alfredo Chamal

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Ce que l’artiste Alfredo Chamal du Mexique est capables de réaliser avec de simples stylos disponibles partout dans le commerce est étonnant. Des ombres aux plus petits reflets en passant par les plis, Alfredo tire le maximum de son stylo et crée des dessins extrêmement réalistes en attachant énormément d’attention aux détails.

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Nous le faisons aussi, peut-être sans en avoir conscience. Pendant que nous sommes au téléphone ou en réunion, nos pensées se mettent à vagabonder et notre stylo en fait de même. Le bloc-notes sur lequel, soyons honnêtes, nous n’aurions, de toute façon, rien noté est décoré de motifs, de visages ou d’autres gribouillis.
À la fin, on obtient une petite collection de mignons gribouillages.
Alfrédo, lui, obtient des dessins tellement remarquables qu’ils feraient aisément des envieux parmi les photographes.

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Pensées et poésies

La vie n’est pas un pull-over

Si la vie était un pull-over, nous pourrions refaire sans relâche les passages mal tricotés, reprendre les mailles filées, repriser les trous laissés par les mites ou laver les taches d’une journée mal embouchée…

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Malheureusement, la vie n’est pas un chandail et nous devons garder les trous béants et les cicatrices qu’elle nous inflige…

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Peut on jeter une vie qui s’effiloche et tombe et morceaux ou doit-on s’accrocher à chaque petite brindille qui flotte à la surface?

La vie n’est jamais peinte en noir et blanc.

Pensée

L’Arlésienne

Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin, j’avais oublié… Enfin presque !
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Au grenier, dans un carton, un petit livre : « Amélie » écrit sur la couverture… C’est loin ! Et pourtant…
Ce livre me venait de mon père… Presque neuf ! Comme lu par obligation scolaire ou avec un grand respect des écrits… Connaissant l’amour de mon père pour les lettres, je pencherai plutôt pour l’obligation scolaire… Moi, en revanche, j’ai su le colorer à grands coups de sytabilo (Jaune fluo : Oui oui, c’était celui que j’usais le plus vite) ou d’annotations au crayon.
On se souvient tous de la chèvre de M Seguin, mais au vu de mes colorations, c’est l’ Arlésienne qui m’avait posé le plus de ponts de réflexion.
Je ne me souviens pas de ce que j’ai pu penser de ce texte, à l’époque. Il ne me reste plus que ces mises en évidence, un peu passées
Que peu penser une gamine de 12 ans de ce texte ?
Surement pas que c’est la fierté, qui est responsable de ce suicide …

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« Donc, un dimanche soir, dans la cour du mas, la famille achevait de dîner. C’était presque un repas de noces. La fiancée n’y assistait pas, mais on avait bu en son honneur tout le temps… Un homme se présente à la porte, et, d’une voix qui tremble, demande à parler à maître Estève, à lui seul. Estève se lève et sort sur la route.
— Maître, lui dit l’homme, vous allez marier votre enfant à une coquine, qui a été ma maîtresse pendant deux ans. Ce que j’avance, je le prouve : voici des lettres !… Les parents savent tout et me l’avaient promise ; mais, depuis que votre fils la recherche, ni eux ni la belle ne veulent plus de moi… J’aurais cru pourtant qu’après ça elle ne pouvait pas être la femme d’un autre.
— C’est bien ! dit maître Estève quand il eut regardé les lettres ; entrez boire un verre de muscat.
L’homme répond :
— Merci ! j’ai plus de chagrin que de soif.
Et il s’en va.

Le père rentre, impassible ; il reprend sa place à table ; et le repas s’achève gaiement…
Ce soir-là, maître Estève et son fils s’en allèrent ensemble dans les champs. Ils restèrent longtemps dehors ; quand ils revinrent, la mère les attendait encore.
— Femme, dit le ménager, en lui amenant son fils, embrasse-le ! il est malheureux…
Jan ne parla plus de l’Arlésienne. Il l’aimait toujours cependant, et même plus que jamais, depuis qu’on la lui avait montrée dans les bras d’un autre. Seulement il était trop fier pour rien dire ; c’est ce qui le tua, le pauvre enfant !… Quelquefois il passait des journées entières seul dans un coin, sans bouger. D’autres jours, il se mettait à la terre avec rage et abattait à lui seul le travail de dix journaliers… Le soir venu, il prenait la route d’Arles et marchait devant lui jusqu’à ce qu’il vît monter dans le couchant les clochers grêles de la ville. Alors il revenait. Jamais il n’alla plus loin.
De le voir ainsi, toujours triste et seul, les gens du mas ne savaient plus que faire. On redoutait un malheur… Une fois, à table, sa mère, en le regardant avec des yeux pleins de larmes, lui dit :
— Eh bien ! écoute, Jan, si tu la veux tout de même, nous te la donnerons…
Le père, rouge de honte, baissait la tête…
Jan fit signe que non, et il sortit…
À partir de ce jour, il changea sa façon de vivre, affectant d’être toujours gai, pour rassurer ses parents. On le revit au bal, au cabaret, dans les ferrades. À la vote de Fonvieille, c’est lui qui mena la farandole.
Le père disait : « Il est guéri. » La mère, elle, avait toujours des craintes et plus que jamais surveillait son enfant… Jan couchait avec Cadet, tout près de la magnanerie ; la pauvre vieille se fit dresser un lit à côté de leur chambre… Les magnans pouvaient avoir besoin d’elle, dans la nuit.

Vint la fête de saint Éloi, patron des ménagers.
Grande joie au mas… Il y eut du châteauneuf pour tout le monde et du vin cuit comme s’il en pleuvait. Puis des pétards, des feux sur l’aire, des lanternes de couleur plein les micocouliers… Vive saint Éloi ! On farandola à mort. Cadet brûla sa blouse neuve… Jan lui-même avait l’air content ; il voulut faire danser sa mère ; la pauvre femme en pleurait de bonheur.
À minuit, on alla se coucher. Tout le monde avait besoin de dormir… Jan ne dormit pas, lui. Cadet a raconté depuis que toute la nuit il avait sangloté… Ah ! je vous réponds qu’il était bien mordu, celui-là…
Le lendemain, à l’aube, la mère entendit quelqu’un traverser sa chambre en courant. Elle eut comme un pressentiment :
— Jan, c’est toi ?
Jan ne répond pas ; il est déjà dans l’escalier.
Vite, vite la mère se lève :
— Jan, où vas-tu ?
Il monte au grenier ; elle monte derrière lui :
— Mon fils, au nom du ciel !
Il ferme la porte et tire le verrou.
— Jan, mon Janet, réponds-moi. Que vas-tu faire ?
À tâtons, de ses vieilles mains qui tremblent, elle cherche le loquet… Une fenêtre qui s’ouvre, le bruit d’un corps sur les dalles de la cour, et c’est tout…

Il s’était dit, le pauvre enfant : « Je l’aime trop… Je m’en vais… » Ah ! misérables cœurs que nous sommes ! C’est un peu fort pourtant que le mépris ne puisse pas tuer l’amour !…
Ce matin-là, les gens du village se demandèrent qui pouvait crier ainsi, là-bas, du côté du mas d’Estève…
C’était, dans la cour, devant la table de pierre couverte de rosée et de sang, la mère toute nue qui se lamentait, avec son enfant mort sur ses bras. »

Alphonse Daudet
Lettres de mon moulin
Harley·Moto-moto

Panhead 1959

Matt Whitlock de Wrecked Metals situé à Boise, état de l’Idaho aux USA, spécialisé dans les choppers et autres hot rods, est le propriétaire de ce Panhead de 1959.

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Le moteur a été « boosté » en 93ci et est relié à une transmission 4 vitesses.
Cadre rigide, springer et commande suicide sont les autres caractéristiques du Panhead. Matt a fabriqué le maximum de pièces possibles telles que les échappements, fender,…

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Tour du propriétaire en video :

Pensées et poésies

le mojito…

On fête la convivialité de se retrouver , de parler sans restriction. Prendre un cocktail, c’est chaud.
Et puis il y a le mojito…

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On a beau continuer à suivre la conversation, feindre l’indifférence, quand le serveur dépose le verre sur la table, on sent qu’une aventure commence.
C’est tellement pervers, tellement trouble. D’emblée une invite à plonger, à s’embarquer vers des fonds sous-marins qu’on aura bien du mal à maîtriser…
Le mojito, c’est à la fois opaque et transparent. Dans les verts, bien sûr, mais dans les noirs aussi,avec des zones un peu plus claires à la surface et des mystères insondables tout au fond de l’apnée. On y trempe les lèvres, surpris de cette fraîcheur qui sait prendre les oripeaux d’une moiteur de marigot. Tout cocktail impose une consommation lente, entrecoupée de pauses, d’abandons et de retours.
Avec le mojito, on ne domine rien. La dégustation devient fascination, et c’est lui qui commande. Le plus étonnant est cette persistance du sucré dans une mangrove aux tons si vénéneux. On se laisse pénétrer par une fièvre froide, on s’abandonne.
Au bout d’une errance glauque on sait que vont venir une chaleur, une euphorie. Mais il faut dériver dans la forêt feuilles de menthe, ne pas craindre de s’engourdir, abandonner l’espoir de la lumière.
Nager toutes les transgressions, se perdre, s’abîmer, chercher infiniment, descendre.
Alors montera le plaisir.

Philippe Delerm (extrait de) « Les eaux troubles du mojito »

Art

De ficelle et de papier

Invitation à partir dans un pays où la réalité se fait poésie et douceur …

Des petites figurines réalisées par Isabelle Guiot-Hullot, en ficelle et papiers originaux, sur les thèmes du voyage, de la musique, de l’enfance, de l’amour ou, tout simplement, sur la vie et ses instants, petits et grands moments !

Un peu de fil de fer, du papier, un mor­ceau de bois et sous les doigts habi­les d’Isa­belle Guiot-Hul­lot nais­sent non seu­le­ment de petits per­son­na­ges mais aussi de peti­tes say­nè­tes plei­nes de poé­sie.

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Art

Eva Krdbk

La tatoueuse turque Eva Krdbk réalise des vignettes finement détaillées avec des histoires fantastiques à l’intérieur de chacune d’elle.

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Les pièces encrées ne mesurent que quelques centimètres de diamètre, mais elles racontent des histoires variées et souvent fantastiques. Chaque tatouage est contenu dans un cercle, nous donnant un aperçu d’un moment dans le monde de quelqu’un. Ils sont manipulés avec une approche délicate qui rappelle les contes pour enfants vintages, et beaucoup de ses encrages représentent des contes dont le thème est un voyage à travers des terres inexplorées. Les volcans entrent en éruption, les escaliers mènent vers le ciel, et des portes ouvertes donnent sur des jardins secrets. Comme les pages d’un livre d’images, les tatouages de Krdbrk insufflent un sentiment d’émerveillement onirique dans notre vie quotidienne.

Aux plis arabesques méandres de ta peau,
Tatouage à l’encre de vie de tes amours,
Serpentent encore’ toutes les caresses de mots
De tes amants d’un soir et de ceux de toujours.

Art

Pejac

Artiste de rue aux multiples talents, maître du trompe l’oeil, Pejac est né à Santander en Espagne en 1977.  Il a étudié les Beaux Arts à Salamanque, puis à Barcelone.
Pejac fait partie des rêveurs, de ceux qui ne peuvent s’empêcher de voir le monde autrement. Son travail qui utilise le noir et blanc, pour une transmission plus neutre mais aussi plus efficace, traite de sujets tels que la liberté, la paix et le lyrisme, et revient souvent avec subtilité et intelligence dans les rêves surréalistes.
Contrarié par l’attitude élitiste de ses professeurs de dessin, Pejac décide de peindre sur les murs et dans la rue pour offrir et faire découvrir son art à ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas visiter les musées.


Pour voir cet acte de « vandalisme », rendez-vous rue Édouard Manet dans le 13eme arrondissement de Paris.
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Il utilise bombes et pochoirs pour orner les villes du fruit de son imagination, aussi bien que le papier, le collage,  les toiles ou encore les fenêtres de chez lui pour  jouer avec le décor naturel et lui offrir une seconde réalité.

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Une vision inspirante marquée par une profondeur poétique parfois sombre.Sur un mur de Vitry sur Seine, Pejac a voulu pointer du doigt « les différents aspects de la cruauté inhérante aux êtres humains, même dans leur plus jeune âge »Desktop

« Je pense que souvent – plus ou moins consciemment – nous sommes ceux qui tiennent la loupe, comme la petite fille, et d’autres fois nous sommes ceux sous le brûlant rayon de lumière »  

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Art

Les surprenants galets d’ Hirotoshi Ito

Né en 1964, Hirotoshi Itoh aka Jiyuseki est un artiste sculpteur japonais. Il suit une formation artistique à la Tokyo National Fine Arts University mais c’est en parallèle de ses études et de son travail dans l’entreprise familiale de maçonnerie, qu’il s’initie à la sculpture sur roche.
C’est non loin de sa maison, près d’une rivière, qu’il va, la plupart du temps, chercher son inspiration, partant glaner ses pierres et galets qui deviendront ces étonnantes sculptures à l’esthétique plus que singulière!
C’est un vrai magicien: il parvient à donner à la dureté de la pierre une impression de souplesse grâce de véritables illusions d’optique.

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L’illusion est totale et troublante. Les cailloux prennent vie de manière aussi étonnante qu’humoristique. Il trouve sa signature dans la fermeture éclair, qui donne relief et résonance à ses trouvailles.

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Il crée des sculptures improbables en pierres et roches, en injectant de l’humour et de la surprise dans un matériau apparemment têtu.

Dans certains cas, la vie éclate de la pierre, comme ses pièces populaires révélant une bouche humaine souriante derrière une fermeture à glissière en métal.

Un travail remarquable et impressionnant !

Art·Pensées et poésies

Les yeux sont les fenêtres de l’âme.

Ces portraits sont réalisés par le photographe français Réhahn qui a capturé les visages de personnes diverses principalement sur le territoire du Vietnam et de l’Inde. Tous ont une histoire à raconter, soit c’est un portrait d’un enfant de quatre ans ou d’une femme centenaire. Chaque photo est une histoire qui raconte mille mots.

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Réhahn Croquevieille est avant tout portraitiste ; il voit dans les yeux des personnes qu’il photographie beaucoup de tendresse et saisit alors l’occasion de capturer toute la bienveillance qui se dégage de ces regards.

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Le routard photographe ne voyage qu’à moto avec son sac à dos, ce qui lui offre la possibilité de s’arrêter où bon lui semble et d’aller à la rencontre des ethnies de tout le pays. Au Vietnam, on compte 54 ethnies qui ont chacune leurs coutumes et parfois leurs propres langues. L’homme ne manque pas d’inspiration et ne lasse pas de découvrir la contrée qui l’accueille.
Réhahn amuse les locaux en s’essayant à la langue vietnamienne, et parvient ainsi à créer cette complicité qui l’amène à prendre son sujet en photo. C’est là que la magie opère.

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Profonds comme deux puits
Mystérieux comme la nuit
Ils brûlent pour toujours
Aux flammes de l’amour.

Légers comme une pluie
Sous la lune qui luit
Ils savent consoler
Les esprits égarés.

Yves Le Guern.

Art

Quand l’art raconte une nouvelle histoire.

En 1857,  “les glaneuses” de Jean-François Millet  fait scandale…
L’objet de la discorde : une classique histoire de lutte des classes.
Par un jeu de techniques graphiques simples mais parfaitement maîtrisé (jeu d’échelle, lumière rasante sur des glaneuses aux dimensions imposantes, visages cachés ne montrant pas la dureté de l’effort, vêtements colorés et propres, renvoi des signes d’opulence au second plan…) Millet met en lumière et au premier plan les personnes les plus misérables de la société : les glaneuses, celles qui ramassent ce qui reste dans les champs une fois que tout le monde est passé.
Lors de la présentation de la toile au public en 1857, la bourgeoisie est outrée, obligée de regarder ce qu’elle ne veut pas voir, obligée de porter son regard sur un monde rural magnifié par l’artiste peintre.
jean-francois-millet-glaneusesUn siècle et demi plus tard, le célèbre street artiste Banksy accroche dans le musée de Bristol une version revisitée du célèbre tableau. Par cette « sortie de cadre », il nous rappelle deux fondamentaux de l’innovation artistique.
Aucun nouveau mouvement ne part de rien. Banksy recycle le pouvoir de subversion de Millet et en “rajoute une couche” : La glaneuse assise au bord du cadre, clope à la main rend la scène presque cool, et pourtant, glaner n’est pas glander.
Innover, c’est “sortir du cadre”. Une image vaut mille mots. Ici le traitement est “premier degré”, brut, visuel… explicite.

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Bien que n’étant ni fondateur ni précurseur de ce mouvement, le roi de la provoc’, Banksy, est aujourd’hui la star incontournable du street art. Il est l’un des artistes contemporains les plus connus de notre temps.

Pensées et poésies

Rien ne dure…

« On ne peut vraiment compter sur rien ».

Cette phrase est tout à fait logique. Effectivement, on ne peut compter sur rien, car tout est éphémère, rien ne dure. Que cela nous plaise ou non, n’y changera rien. C’est comme cela ! Tout change, tout évolue.
Le jour succède à la nuit, la fleur au bourgeon, le soleil à la pluie, l’adulte à l’enfant.
Nous ne devons jamais rien tenir pour acquis définitivement.
Notre santé peut se détériorer,
Notre jeunesse va s’en aller,
Notre amour peut s’essouffler,
Notre business peut s’effondrer,
L’affection de nos proches peut disparaître…
Rien n’est garanti. Tout est impermanent.

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Attention donc à l’attachement, car il nous condamne à la possession de biens qui sont impermanents et leurs disparitions créent en nous une souffrance.