Émotions et sentiments

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Quand je ne fais plus aucun bruit,
C’est que je lutte contre mes peurs,
Qui viennent comme ça le jour, la nuit,
Et freinent l’accès au bonheur.

Quand je m’écoute dans le silence,
C’est pour y voir un peu plus clair,
Et pour retrouver la confiance,
Perdue dans le froid de l’hiver.

Quand j’affectionne le mutisme,
C’est pour accéder à la paix,
Qui me rend visite après le séisme,
Pour réparer et prendre le relai.

Quand je m’échappe de la foule,
C’est pour pouvoir aimer les êtres,
Loin de ceux qui me fichent la trouille,
Sous le grand masque du paraitre.

Quand je m’entoure de moi-même,
C’est pour étreindre la petite fille,
Et soigner deux ou trois oedèmes,
Que le coeur a eu sous les torpilles.

Quand je ne fais plus aucun bruit,
C’est que je me bats avec moi-même,
Pour toujours croire au beau de la vie,
Et encore pouvoir dire : Je t’aime

Alexandra Julien

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Je me suis assise et j’ai pris ma tête entre mes mains.
Je rêvais de pouvoir la dévisser, de la poser par terre devant moi et de shooter dedans pour l’envoyer valdinguer le plus loin possible.
Tellement loin qu’on ne la retrouverait plus jamais.
Mais je ne sais pas shooter.
Je taperai à côté, c’est sûr.

Anna Gavalda

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On pourrait se comprendre,
Mais on préfère juger,
Et l’amour devient cendre,
Au lieu de perdurer…

Alexandra Julien

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Le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine, c’est l’indifférence

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Le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais ce sentiment capable de nous briser en mille morceaux, ce que l’on appelle l’indifférence. C’est un silence amer où se logent l’incertitude et la nostalgie de ce qui était quotidien et complice et qui, aujourd’hui, nous manque.
Les relations «meurent» pour de nombreuses raisons, nous le savons et il ne fait pas de doutes qu’elles supposent une forte charge de souffrance à laquelle personne n’est vraiment préparé.
Cependant, on pourrait dire que c’est précisément ce vide, cette attitude passive et froide de l’autre personne envers nous-même qui génère plus de désespoir et d’anxiété.
Tout ce vide émotionnel et cette froideur affective génèrent de sérieuses conséquences : l’ indifférence engendre, au-delà de tout, du désarroi, de la peur, l’incertitude et le trouble. Nous restons comme «paralysés», dans l’attente et dans la peur.

On ne ressent plus la douleur, et notre cœur est plus désert que jamais car il s’est résigné. On ne ressent que de l’indifférence, qui est le manque le plus absolu et dévastateur des sentiments.

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Parfois, quand je suis brisée à l’intérieur, je n’ai pas besoin que quelqu’un recolle mes morceaux, mais de quelqu’un qui m’accompagne pendant que je les recolle toute seule.
S’il te plaît, commence par essayer de m’envelopper dans la chaleur de ta présence. Pose-moi moins de questions, fais-moi plus de câlins.

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Jusqu’à  la mort…
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Quand on aime on n’oublie pas
On avance malgré la peine
Même si on ne sait pourquoi
On avance quand même.

Et si le corps reste debout
continuant d’errer
L’ombre, elle est à genou
Ne cessant de creuser.

Elle creuse le trou de l’oubli
D’avoir un jour aimé si fort
Mais quand on aime on n’oublie pas
L’ombre creusera jusqu’à sa mort…
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Luz H.
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Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici,Loin d’eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;Le Soleil moribond s’endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l’Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

Charles Baudelaire — Recueillement, in Les Fleurs du Mal

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 Écrire ici
En prose ou en vers ;
Au diable les rimes ;
Et les raturer jusqu’à la mort
En prenant l’endroit pour l’envers.

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Personne ici pour nous relever
Lorsque l’on trébuche
Et que nos remparts s’écroulent.

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Quand on a le moral en compote, c’est le corps qu’il faut soigner.

Où peut être, est ce le contraire…

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Qui ramassera , à la petite cuillère, le brouillard coupé au couteau ??

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Bien sûr on a des chagrins d’amour, mais on a surtout des chagrins de soi-même. Finalement la vie n’est qu’une affaire de solitude.

Françoise Sagan

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Je pense que tout est fini
Je pense que tous les fils sont cassés qui retenaient la toile
Je pense que cela est amer et dur
Je pense qu’il reste dorénavant surtout à mourir.


Je pense que l’obscur est difficile à supporter après la lumière
Je pense que l’obscur n’a pas de fin
Je pense qu’il est long de vivre quand vivre n’est plus que mourir.


Je pense que le désespoir est une éponge amère
qui s’empare de tout le sang quand le cœur est détruit.
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Je pense que vous allez me renvoyer à la vie qui est immense
et à ce reste des femmes qui ont des millions de visages.


Je pense qu’il n’y a qu’un visage pour mes yeux
Je pense qu’il n’y a pas de remède


Je pense qu’il n’y a qu’à poser la plume
et laisser les démons et les larmes continuer le récit
et maculer la page


Je pense que se tenir la tête longtemps sous l’eau finit par étourdir
et qu’il y a de la douceur à remplacer son cerveau par de la boue


Je pense que tout mon espoir que tout mon bonheur
est de devenir enfin aveugle sourd et insensible.


Je pense que tout est fini.

Alain Borne

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Finalement, nous pouvons tous tomber dans un précipice bien plus profond que nous l’imaginons. Au début, on se dit : « c’est bon, ça va passer, ce n’est qu’une impasse, qu’un mauvais moment dans cette longue vie. »
Et puis…Vous savez ce qu’on raconte à propos de la dépression !?
C’est une ombre qui vous entoure de ses bras, chaque jour, un peu plus que le précédent. Une ombre qui vous murmure à l’oreille qu’elle est là, elle, que vous n’êtes pas seule, mais qui vous fait néanmoins ressentir un vide immense.
C’est son jeu, elle vous coupe de toute envie, de toute ambition, et soudain, vous pensez que votre vie ne se résume plus qu’à ça. En fait, elle vous fait penser que vous n’avez besoin de rien, parce que vous n’êtes rien. C’est son but.
Alors si un jour, vous rencontrez une personne triste,  très triste, ne vous laissez pas embarquer avec elle. Ne la laissez pas vous serrer dans ses bras… Non, c’est à vous de l’enlacer, de la réconforter… A force de le faire, la dépression s’en ira, parce qu’ elle ne sera plus seule. Vous aurez libéré un cœur de ce vide immense et vous y occuperez désormais une grande place.
Réconforter, aimer, c’est souvent recoller tous les morceaux…

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“La dépression frappe au hasard : c’est une maladie, pas un état d’âme.”
Tahar Ben Jelloun – L’auberge des pauvres

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L’abandon est la blessure qui dure le plus longtemps
Nous sommes échoués, comme un enfant qui se sent perdu après avoir été abandonné.

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Tout le monde ne vit pas et n’exprime pas sa douleur de la même façon. Quand quelqu’un est abandonné par la personne qu’il aime, il peut arriver à se saboter lui-même en pensant qu’il ne mérite pas d’être heureux ou aimé, qu’il n’a aucune capacité, et que cela ne vaut plus la peine de se battre pour ses rêves parce qu’il n’y a plus rien à faire.

 

Mais… Tout finit par passer, et même si les pierres les plus froides et les plus sombres restent au fond, une eau claire et pure s’écoule au-dessus d’elles….

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Elle a allumé la musique pour éteindre un moment de sa vie

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Et comme un petit oiseau avec une aile brisée qui tombe dans un tiroir, elle est restée enfermée dans ce monde de fous et d’écervelés.

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Et c’est reparti…
Se poser trop de questions…
Ne pas savoir y répondre…
Douter…
Gratter un peu le vernis pour essayer d’y voir plus clair…
Regarder des photos et remettre tout en cause…
Observer un comportement qui vous déplaît et ne pas en parler, de peur qu’il soit bien réel…
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Je ne sais plus.
C’est quoi le bonheur ?
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Fermer les yeux.

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Se sentir mal parfois est naturel, être triste également.
Prétendre être bien tous les jours est quelque chose de complètement irréel.
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Les adversités apportent des émotions et des sentiments négatifs qui nous incitent à nous concentrer uniquement sur eux… Le problème, c’est que lorsque nous faisons cela, nous ne parvenons pas à voir que même les pires situations nous apportent du bon.
On dit que le positif et le négatif se complètent pour que nous puissions donner le meilleur de nous-même, nous dépasser, nous découvrir, voir nos forces et nos fragilités.Oui, mais … Comment pouvons nous tirer de la force de ce que nous considérons aujourd’hui comme un poids ?

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«Rien n’est plus magnifique qu’un sourire qui a su combattre les larmes»

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C’est quoi ta plus grande peur ?
Ne plus savoir rêver, ne plus être capable de rêver !

Par rêver, je ne sous-entends pas imaginer mon futur.
Par rêver, je sous-entends penser, laisser défiler les idées, lire, être dans ma bulle, m’imaginer à la place d’une libellule, détacher l’âme de son corps, le laisser au milieu de la foule et partir à l’aventure.

J’ai un monde parallèle que je ne saurais décrire mais que j’aime…C’est mon refuge, parce que parfois, je me sens comme un poisson hors de l’eau, comme un chat dans l’océan, comme un hippocampe dans l’espace…

Ma plus grande peur, c’est de ne plus être une rêveuse.

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À toi qui as perdu ton amour, celui d’un mois, celui d’un soir, celui d’un an, celui de ta vie,
À toi qui vis sans vraiment te sentir vivre,
À toi qui es là sans savoir vraiment pourquoi,
À toi qui voudrais juste disparaître,
À toi qui ne crois plus,
À toi qui ne comprends plus,
À toi qui te sens seule,
À toi qui t’abîmes encore,
À toi qui rechutes,
À toi qui te poses des questions,
À toi qui ne sais pas où tu en es,
À toi qui fais ta crise,
À toi, l’amoureuse,
À toi, la borderline,
À toi, ami des étoiles,
À toi l’abîmé, à toi l’abîmée,
À toi qui te sens vide, à toi le brisé…Tu es beau, tu es belle, tu comptes, tu ne t’en aperçois pas, mais tu comptes, et crois moi, la roue tourne, c’est bateau comme phrase, mais j’t’assure que ça changera… Ça ira, ça passera, ça s’arrangera, le temps passe, le temps guérit ces plaies-là…

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L’orgueil : C’est un thème difficile…
Et, sans vouloir être orgueilleuse, à part moi, je me demande bien qui serait capable d’en parler ! 🙂

1L’orgueil est une opinion très avantageuse, exagérée, qu’on a de sa valeur personnelle aux dépens de la considération due à autrui, à la différence de la fierté qui n’a nul besoin de se mesurer à l’autre ni de le rabaisser….

Dans la religion catholique, il désigne un péché capital, celui qui donne le sentiment d’être plus important et plus méritant que les autres, de ne rien devoir à personne, ce qui se traduit par un mépris pour les autres…

C’est le plus grand des vices,  le désir d’être au-dessus des autres, l’amour solitaire de soi-même,   l’épicentre de la bêtise, la plus grave de toutes les maladies spirituelles et la plus nuisible être proche du narcissisme, adorer ‘Sa Majesté le Moi’… Enfin, bref : le péché le plus capital à l’origine de tous les autres péchés.
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“L’orgueil, l’éternel orgueil, le besoin de briller et d’étonner le monde par des mérites que l’on n’a pas !”

Georges Courteline

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«L’orgueil a cela de bon qu’il préserve de l’envie», de Victor Hugo
« L’orgueil est la mère nourricière et la reine de tous les vices», de Saint Grégoire le Grand

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J’aime cette phrase : « Ce qui ne peut danser au bord des lèvres, s’en va hurler au fond de l’âme.» de Christian Bobin, dans « L’autre visage ».
Ce qui danse au bord des lèvres, ce sont les mots, les sourires, les moues. Une chose qui vient de l’intérieur, du ressenti, du cœur à la recherche d’une écoute, d’une résonance ou même d’une contradiction, de tout ce qui peut la rendre vivante…

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Nous avons tous de vilaines pensées qu’il nous faut cacher, des pensées trop émues pour être reconnues, des amours discrets, des haines profondes, des regrets ulcérés, des remords, des torts.

On ne va pas les crier haut et fort ! On les étouffe… Ils nous bouffent lentement.

Il est des secrets bien gardés qui font le bonheur des âmes pieuses… Alors, pourquoi se mettre à nu et exhiber nos travers ? Pourquoi se dépecer le cœur ? Pourquoi s’éventrer et se vider ?

Il n’y a rien à dire… On traîne nos erreurs, on traîne nos rancœurs, nos pires hontes et nos béguins – pas toujours anodins.

On vit avec… On l’emmène avec nous… Malgré nous….

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Et je déteste ces journées où je ne sais pas quoi faire de ma peau. Où j’ai envie de rien. Où je me demande si je suis maudite ou si c’est qu’une impression que tout le monde possède une vie que j’aimerai également. Ces journées où mon optimiste est parti aussi loin que le bonheur que je n’arrive à atteindre.

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Y a des jours comme ça…

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sans peps

sans soleil

sans envies

sans inspiration

sans bol

sans talons

Mais avec un jean qui s’effiloche  et les cheveux qui moussent

 

Nothing is perfect, never has been, never will be ...

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« Elle ne changeait pas, elle. Quand elle aimait les gens, ça durait toute la vie. Elle ne comprenait pas l’abandon. Cela était une chose énorme, monstrueuse, qui ne pouvait entrer dans son petit cœur sans le faire éclater. »

Émile Zola 

6 commentaires sur “Émotions et sentiments

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