La mort d’une étoile

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LA MORT D’UNE ETOILE

Dans un ciel triste, j’ai repéré un visage, le mien
Face à un miroir, je constatais avec désespoir
Qu’en fait, au fond, j’étais seule.
Pathétiquement seule.
Le bruit des autres couvrait ma propre voix qui ne venait pas ;
Mes joues étaient creusées et mes yeux exorbités.
Je connaissais le regard des autres sur moi
La pitié les envahissait, oui, car j’étais bien laide en vérité.
La fatigue  s’était posée sur moi
Elles me murmuraient : « Meurs, petite étoile, meurs ! »
Et ma lumière faiblit
Le miroir me riait au nez
Ma tombe était creusée.
J’aurais voulu t’appeler, toi, lune brillante
Mais ton dos, légèrement voûté me le déconseillait
Les autres clignotaient et, d’un air dégouté, prirent la  fuite
Pour laisser mourir la plus belle, la plus jeune
La dernière-née des étoiles
Celle que tout le monde admirait, celle que j’étais.
Petite étoile au firmament, petit phare dans le tourment
Celle qui devait faiblir, celle qui plus jamais ne devrait sourire
La petite étoile de l’amour, la dernière chance de l’humanité
Condamnée à finir dans un trou noir
Avec pour seul espoir qu’une autre me remplace
Dans ce monde où il n’y a plus de place
Pour ceux qui sont l’avenir
Pour ceux qui donnent leur vie pour sauver les autres
Une seule petite étoile morte, ce soir, dans le noir.
La perle fée-sorcière.

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