Art·Non classé

Quand l’art raconte une nouvelle histoire.

En 1857,  “les glaneuses” de Jean-François Millet  fait scandale…
L’objet de la discorde : une classique histoire de lutte des classes.
Par un jeu de techniques graphiques simples mais parfaitement maîtrisé (jeu d’échelle, lumière rasante sur des glaneuses aux dimensions imposantes, visages cachés ne montrant pas la dureté de l’effort, vêtements colorés et propres, renvoi des signes d’opulence au second plan…) Millet met en lumière et au premier plan les personnes les plus misérables de la société : les glaneuses, celles qui ramassent ce qui reste dans les champs une fois que tout le monde est passé.
Lors de la présentation de la toile au public en 1857, la bourgeoisie est outrée, obligée de regarder ce qu’elle ne veut pas voir, obligée de porter son regard sur un monde rural magnifié par l’artiste peintre.
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Un siècle et demi plus tard, le célèbre street artiste Banksy accroche dans le musée de Bristol une version revisitée du célèbre tableau. Par cette « sortie de cadre », il nous rappelle deux fondamentaux de l’innovation artistique.
Aucun nouveau mouvement ne part de rien. Banksy recycle le pouvoir de subversion de Millet et en “rajoute une couche” : La glaneuse assise au bord du cadre, clope à la main rend la scène presque cool, et pourtant, glaner n’est pas glander.
Innover, c’est “sortir du cadre”. Une image vaut mille mots. Ici le traitement est “premier degré”, brut, visuel… explicite.

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Bien que n’étant ni fondateur ni précurseur de ce mouvement, le roi de la provoc’, Banksy, est aujourd’hui la star incontournable du street art. Il est l’un des artistes contemporains les plus connus de notre temps.

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« Jambonlaissé ».

Que se passe-t-il si on met « Hamlet » de Shakespeare, écrit en anglais du XVIe siècle, dans le logiciel de traduction automatique de Google ?

« L’Indéprimeuse » alias Davina Sammarcelli s’est amusée à le faire .
Le resultat ?
Un livre décalé, un texte absurde, plein de syntaxe étrange et de mots non répertoriés, qui donne le sentiment d’avoir été écrit par une machine ivre .

« Jambonlaissé », de Guillaume Remuepoire.

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Ce livre ne mérite vraiment pas d’être lu…
Google Translate a bien des mérites, mais pas celui de rendre justice à William Shakespeare, quand bien même le géant de Mountain View et le génial créateur d’Hamlet partagent la même langue maternelle.
Ce livre n’est pas à lire et pourtant on adore y découvrir aphorismes, poèmes ou saynètes saugrenues, et un peu partout des anglicismes.

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Cela donne naissance à de jolies pépites allant dans une toute autre direction que celle donnée par l’auteur.

Comme l’explique son auteure, Jambonlaissé n’est pas une œuvre à lire, mais plutôt un concours de la phrase la plus atroce et tordue.