- John Trudell – These Memories

J’aime le rock, le vent dans mes cheveux, me coucher à l'heure où les gens se lèvent, les mots que l'on chuchote à l'oreille, les conneries qui ne servent à rien, boire mon café en rêvant, manger les frites avec mes doigts, les tartes à la rhubarbe, le chat de Geluck et… conduire ma moto comme un mec .
Je déteste la méchanceté gratuite, les araignées, les égoïstes, les hypocrites, les ingrats, les gens imbus de leur personne, la sonnerie du réveil, que l’on ne me croit pas lorsque je suis sincère, que l’on s’inquiète pour moi, les dimanches soir suivis d'un lundi matin et… parler de politique.
Je crois que les hasards de notre vie nous ressemblent et que souvent, l’on rencontre sa destiné par les chemins que l’on prend pour l’éviter.
Je préfère la nuit au jour parce-qu’Il y a moins de monde et plus d’étoiles…
Mais surtout, je pense qu' il faut toujours bien faire ce que l’on fait : même une folie !









Le temps n’est rien… 
Rien d’autre que l’idée que l’on s’en fais…
Sables émouvants de nos pensées temps-taculaires : imparfaits de l’indicatif, subjectifs antérieurs intérieurs, infinis, passés décomposés, futurs inconditionnels , présents simples…
Le temps est pâte à modelés… laissons le glisser sans nous dé-filer, parce-que rien ne nous le rendra…






Le bonheur, c'est pas les dieux du stade…
Le bonheur, c' est pas un mur comme le malheur n'est pas une sortie de route... C' est juste comme quand tu pars dans des virages sur la route.
Il y en a que tu enchaines avec délectation (t'es dans l’ rythme et la courbe) et d'autres où sans trop savoir pourquoi (ou en le sachant trop tard aussi... trop vite, trop fort, trop brusque, pas assez d'anticipation, mauvais rapport, chaussée glissante, brouillard... que sais-je...) tu accroches et t'es obligé de le passer en force et sans élégance.
Et bien, je pense que bonheurs et malheurs sont des virages sur la route, il ne faut pas trop chercher à différencier les choses.
Quoi de plus ressemblant à un virage qu'un autre virage ? Quoi de plus chiant qu'une longue ligne droite ??
Pour le reste, c'est affaire de filling et aussi un peu de code de la route.
L'expérience, cela apprend à lire les cartes et les panneaux...


J'ai lu quelque part que pour apprendre à sortir d'une forêt, il faut d'abord s'y perdre.
Alors je me perds
Un des principes de survie que donne Descartes et qui me plait bien : “MARCHER TOUT DROIT”
Choisir une direction improbable et puis s'y tenir… Absolument, résolument… Garder le cap avec obstination… En agissant de la sorte, je suis sûre de finir par sortir de la forêt, quand bien même j'aurais choisi la direction la moins bonne .
En revanche, si je change d'avis, si j'hésite, si je bifurque, si j'oblique, je risque de ne jamais trouver d'issue. Garder le cap, même dans l'incertitude !!
Oui mais ? comment garder le cap sans boussole ?
Quand on se perd pour de vrai, on a pas de boussole…




Les feuilles pourront tomber,
La rivière pourra geler,
Je veux rire, je veux rire
La danse pourra cesser,
Le violon pourra casser,
Je veux rire, je veux rire
Que le mal se fasse pire !
Je veux rire , je veux rire .
Jean Moreas



Le bonheur de demain n’existe pas.
Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais.
Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la gouter à tout instant.
René Barjavel

Avoir toujours été celle que je suis et être si différente de celle que j’étais
Samuel Becket





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